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25 février

Le bilan de santé des entreprises de Haute-Loire…


La CCI Haute-Loire et la Banque de France ont présenté lundi le bilan de la situation économique des entreprises d’Auvergne. Les deux organismes ont également évoqué les perspectives pour 2014. A l’instar de ce qui se passe au niveau régional, tous les indicateurs sont dans le rose, la Haute-Loire, comme l’an dernier, vire plutôt au rose clair : que ce soit en termes d’activité, d’emploi, d’investissement ou sur les ratios financiers, la proportion d’entreprises ayant enregistré des baisses est toujours inférieure à ce qu’elle est au niveau régional…

 

2013 restera une année plus difficile que 2012 sur le plan économique en Haute-Loire, c’est ce qui ressort du bilan effectué lundi soir par la CCI de Haute-Loire et la Banque de France. On a constaté l’an dernier une dégradation du niveau d’activité notamment dans le commerce, alors que les activités de services, et dans une moindre mesure l’industrie, ont tiré les résultats vers le haut.

 

Et les emplois ?

 

Du côté de l’emploi, la situation se dégrade légèrement mais c’est plutôt une grande stabilité qui prime dans les trois quarts des entreprises. La stabilité est également de mise en matière d’investissement, à l’exception toujours du commerce où 62% des entreprises n’ont pas ou ont moins investi que l’an passé. Enfin la situation financière, bien que toujours très délicate en raison de marges en baisse dans 45% des entreprises, semble donner des signes de meilleure santé, aussi bien par rapport à l’an dernier que par rapport à la moyenne régionale.

 

Des entrepreneurs Altiligériens plus optimistes…

 

Tout ceci pourrait expliquer le plus grand optimisme des chefs d’entreprises altiligériens (33% contre 28% sur l’ensemble de l’Auvergne) et leur vision plus sereine pour les mois à venir. La Haute-Loire tire son épingle du jeu cette année encore. On constate que les chefs d’entreprises de Haute-Loire semblent un peu mieux tirer leur épingle du jeu que le reste des entreprises de la région. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation : la taille des entreprises. La Haute-Loire a un tissu économique composé de davantage de petites PME que les autres départements. Ce type d’entreprises est particulièrement réactif et dynamique, suffisamment grandes pour avoir des moyens d’agir, et encore assez petites pour s’adapter rapidement aux évolutions économiques. Des entreprises innovantes et tournées vers l’extérieur, à l’export certes, mais aussi vers Rhône-Alpes insufflent une dynamique importante à l’économie locale. On constate enfin, une évolution démographique favorable, une population plus jeune, donc potentiellement plus consommatrice que la moyenne Auvergne.

 

L’enquête régionale de la CCI…

 

L’enquête réalisée par la CCI Auvergne du 28 janvier au 6 février 2014 auprès de 1006 TPE et PME/PMI (échantillon composé à 90% d’entreprises de moins de 20 salariés) révèle que la eprise attendue ne semble toujours pas au rendez-vous malgré des signes encourageants dans le secteur industriel, et les projections 2014 restent des plus prudentes en raison d’un manque de visibilité pour les entreprises, notamment en ce qui concerne les décisions politiques à venir en matière fiscale.La majorité des entreprises s’efforce néanmoins de maintenir un niveau d’emploi relativement stable, même si certains secteurs semblent particulièrement affectés.La frilosité est quant à elle de mise concernant les investissements, avec des perspectives assez sombres pour 2014. Ceci est à mettre en parallèle de la dégradation avérée de la situation financière des entreprises, avec un triste record des entreprises en défaillance en 2013 (1 011 entreprises en redressement et/ou liquidation judiciaire).

 

L’enquête de la Banque de France…

 

De son côté, l’enquête réalisée par la Banque de France en janvier auprès d’un échantillon de 958 entreprises et établissements auvergnats de 20 salariés et plus reflète l’atonie de la conjoncture économique observée au niveau national depuis maintenant deux ans : en 2013, les chiffres d’affaires (12 milliards d’euros au total dans l’échantillon) ont stagné dans l’industrie régionale et même reculé dans les services marchands. Seules les entreprises du secteur de la construction, dont l’activité est fondée sur des cycles longs, a échappé -pour l’instant- à cette tendance. Il en découle un repli généralisé de l’emploi dans l’échantillon (61.000 salariés couverts par l’enquête) ainsi qu’une baisse significative des dépenses d’investissements corporels.

 

Un léger redressement en 2014…

 

Pour 2014, les entreprises anticipent un léger redressement de l’activité dans l’industrie et les services marchands, alors que le BTP s’inscrirait en net repli. L’évolution de l’emploi serait plus partagée avec une nouvelle baisse dans la construction, une stabilisation dans l’industrie et une croissance dans les services. Enfin, les dépenses d’investissements corporels, majoritairement initiées par le secteur industriel, s’orienteraient à nouveau à la hausse, mouvement indispensable au maintien de la compétitivité des entreprises. Alors que la synthèse des deux enquêtes souligne la corrélation entre la capacité de résistance à la crise et la taille de l’entreprise, les tendances et perspectives sont sensiblement les mêmes sur les deux panels.

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